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Articles

Affichage des articles du octobre, 2010

Déshabillez-moi

Après Arielle Dombasle, Clotilde Courau fait son show au Crazy Horse. C’est marrant ces quadras (plutôt quinquas dans le cas d’Arielle Dombasle) qui s’effeuillent...

Il n’y a pas si longtemps, être obligée de se déshabiller pour gagner sa vie n’était pas très glorieux. Le Crazy Horse était le royaume des splendides inconnues. Maintenant, ce sont celles qui ont un nom qui s’y précipitent.

C’est un must. Sous couvert de show artistique et coquetterie oblige, ça permet à ces femmes du monde d’être estampillées « Quadra Bonne ».

Et pas par n’importe quelle institution : par le Temple incontesté de la "femme parfaite", sélectionnée selon les critères anatomiques redoutables édictés par Alain Bernardin, le père fondateur (notamment une théorie sur la fesse qui ne tombe pas au Crazy Horse).

Couguars assoiffées de chair fraîche, au bras de petits jeunes affriolants, les quadras disent aussi au monde : « J’ai quarante ans et je peux encore me mettre à poil ».
Véritable revanche people, le…

Bomb it

Bomb it : documentaire américain réalisé par Jon Reiss et diffusé en septembre 2010 sur Arte. Comment vit-on dans une ville ? Quel rapport on entretient avec l’environnement urbain ?
Le taggeur, c’est quelqu’un qui réagit face à un environnement qui lui est imposé et auquel il ne peut échapper. Il tente de se le réapproprier tant bien que mal.
C’est un peu comme s’il y avait une violence de la ville, parce qu’elle ne laisse pas suffisamment de place à l’individu.
D’ailleurs, les politiques d’urbanisme sont chargées, en partie, de contrer cette impossibilité d’une inscription de l’humain dans le tissu urbain.
Les taggeurs réamorcent un dialogue avec leur environnement, dialogue ininterrompu dans les sociétés qui vivent dans un rapport constant à la nature.
Artistes, sans emploi, exclus, ils adoptent une posture particulière par rapport à la ville. Ils ne l’utilisent pas comme la majorité des gens, pour qui, la ville n’a grossièrement qu’une fonction de transit. Le regard des taggeurs s’arrê…

Victor Alimpiev et Rot Front

Victor Alimpiev, un vidéaste russe, exposait trois de ses œuvres à la Galerie Sollertis du 15 avril au 22 mai derniers.
Motor Empathy la vidéo Rot Front (court-métrage muet en couleur d’une durée de 11’36’’) attirait particulièrement l’attention par sa construction et son intensité dramatique.


Image bipolaire
Dans cette œuvre, l’image est constituée de deux plans ou niveaux qui s’opposent. L’arrière plan de la vidéo est une composition de « corps », seuls objets dans le champ, avec peu de profondeur de champ. Plusieurs personnages sont rassemblés en cercle dans un petit espace et apparaissent, de face ou de dos, soit en gros plan, soit en plan rapproché selon qu’ils sont placés loin ou non de la caméra.
Cet arrière-plan se caractérise par son unicité. Une unicité formelle, avec la récurrence des silhouettes corporelles (buste/tête ; torse/tête ; tête) constituant néanmoins un ensemble dynamique, et une unicité quasi monochromatique des vêtements des acteurs, baignés dans une belle lumière…